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Afghanistan
L'Afghanistan (Pashto/Dari : Afğānistān افغانستان) est un pays d'Asie centrale, entouré du Turkménistan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, de la Chine, du Pakistan et de l'Iran. Il figure parmi les pays les plus pauvres de la planète.
Entre la chute des Talibans après l'invasion US de l'Afghanistan et la Loya Jirga de 2003, l'Afghanistan a été appelé par l'Occident sous le nom État Islamique Transitoire d'Afghanistan. Sous sa nouvelle constitution, le pays est maintenant officiellement nommé la République Islamique d'Afghanistan.
Origine et histoire du nom
Le nom Afghanistan dérive de l'autre nom donné aux Pachtouns : Afghan, qui sont les fondateurs de l'Afghanistan moderne. Le suffixe du nom tient son origine du mot perse stān (pays).
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Afghanistan
L'Afghanistan, souvent appelé le carrefour de l'Asie Centrale, a eu une histoire très mouvementée. À travers les âges, la région aujourd'hui connue sous le nom Afghanistan a été occupée par beaucoup de forces incluant l'Empire Perse, Alexandre le Grand et Genghis Khan.
L'état-nation d'Afghanistan comme il est connu aujourd'hui commença à exister en 1746 sous l'Empire Durrani, mais le contrôle fut cédé au Royaume Uni jusqu'à ce que le roi Amanullah accède au trône en 1919 (voir « Le Grand Jeu »).
Les dirigeants historiques furent issus de la tribu des Abdali de l'ethnie Afghane, dont le nom fut changé en Durrani lors de l'accession du Shah Ahmad. Ils prolongèrent jusqu'à la dynastie Saddozay du clan Popalzay ou de la dynastie Mohammadzay du clan Barakzay de l'ethnie Afghane. Les Mohammadzay donnèrent fréquemment les rois Saddozay ainsi que des conseillers suprêmes, qui servirent occasionnellement comme régents, identifiés avec l'épithète Mohammadzay.
Depuis 1900, onze dirigeants furent déposés de manières anti-démocratiques : 1919 (assassinat), 1929 (abdication), 1929 (exécution), 1933 (assassinat), 1973 (dépôt), 1978 (exécution), 1979 (exécution), 1979 (exécution), 1987 (enlèvement), 1992 (renversement), 1996 (renversement) et 2001 (renversement).
La dernière période de stabilité en Afghanistan eut lieu entre 1933 et 1973, lorsque le pays était sous la direction du roi Zahir Shah. Néanmoins, en 1973, le beau-frère de Zahir, Sardar Mohammed Daoud [http://www.sardardaoud.com] entreprit une action non sanglante. Daoud et sa famille entière fut assassiné en 1978 lorsque le Parti Démocratique Populaire d'Afghanistan communiste entreprit une action et renversa le gouvernement.
L'Afghanistan fut en guerre contre l'URSS de 1979 à 1989, période durant laquelle le Pakistan, les États-Unis, et d'autres pays ont armé les moudjahiddins (« combattants d'Islam ») contre l'URSS. Après que l'URSS se fut retirée, l'Afghanistan souffrit d'intenses luttes intestines qui ruinèrent le pays.
En 1997, les Talibans - « étudiants en théologie » - encadrés par des groupes armés étrangers de fanatiques prirent le contrôle du pays (sauf une petite région au nord-est). Ils restaurèrent une paix relative au travers de la mise en application d'une loi islamique sévère qui restreignit un grand nombre de libertés dans un effort pour réaliser leurs idéaux, à savoir « le plus pur État islamique du monde », fondé sur une stricte application de la Charia, émanant de l'école déobandi.
En particulier, ils se firent connaître du monde entier en 2001 pour avoir détruit des statues de Bouddha pré-islamiques de Bamiyan (VI - IV siècle avant J.-C.), inscrites au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Le Pakistan, leur plus fidèle allié, dénonça alors leur politique.
En 2001, les états-unis renversèrent le régime taliban avec l'aide de l'alliance du nord suite aux attentats du World Trade Center.
En septembre 2002, alors qu'il voyageait dans la région de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, le président Hamid Karzaï avait été victime d'une tentative d'assassinat. Une balle avait alors frôlé son visage.
La sécurité n'est pas encore assurée en 2004. Les milices armées contrôlent encore certaines régions. Le 26 mai 2004, cinq membres d'ONG sont tués dans une embuscade, au nord-ouest de l’Afghanistan. Le 16 juillet 2004, une roquette tombe près d’un collège visité quelques minutes plus tard par le président Hamid Karzaï. Les talibans revendiquent l'attentat. Le 29 août 2004 un attentat à la voiture piégée, à Kaboul, fait au moins 12 morts et une trentaine de blessés. Les Talibans visaient l'entreprise de sécurité américaine Dyncorps, qui s’occupe de la protection du président afghan Hamid Karzaï.
En 2004, 2 ans après l'intervention internationale, l'Afghanistan est redevenu le premier pays producteur mondial de pavot (papaver somniferum) dont le latex est utilisé pour produire l'opium et l'héroïne.
Environ 60 % de la population de Kaboul est sans logement. L'instabilité du pays perdure. L'action militaire internationale, décidée par l'Organisation des Nations unies, a permis l'installation de structures pré-démocratiques.
Politique
Articles détaillés : Politique de l'Afghanistan ~ Chronologie politique de l'Afghanistan
Actuellement, l'Afghanistan est dirigé par le président Hamid Karzaï, qui fut placé par l'administration Bush pour conduire un gouvernement intérimaire après la chute des Talibans. Il a gagné récemment une élection nationale. Son cabinet actuel comprend des membres de l'Alliance du Nord, et un mélange issu d'autres groupes régionaux et ethniques formés à partir du gouvernement de transition par la Loya jirga. L'ancien monarque Mohammed Zahir Shah est retourné dans le pays, mais ne fut pas réinvesti du pouvoir royal et son influence se limite seulement à des pouvoirs cérémoniaux.
Avec les accords de Bonn, la Commission Afghane de la Constitution fut établie pour consulter le peuple et formuler une constitution. Programmée pour la réaliser le 2003, la commission a demandé un délai pour entreprendre plus de consultations. La rencontre d'une loya jirga (grand conseil) constitutionnelle fut tenue en décembre 2003 quand une nouvelle constitution fut adoptée, créant une forme présidentielle de gouvernement avec une législature bicamériste.
Les troupes et les agences de renseignements des États-Unis et nombres d'autres pays sont présents, certains pour garder la paix, d'autres assignés à chasser les Talibans et al-Qaïda. Une force de maintien de la paix des Nations unies appelée la Force Internationale d'Assistance de Sécurité est opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001. L'OTAN a pris le contrôle de cette force le 11 août 2003. Une bonne partie du pays reste sous le contrôle des chefs de guerre.
Le 27 mars 2003, le député afghan, ministre de la défense et le puissant chef de guerre, le général Abdul Rashid Dostum ont créé un bureau pour la Zone Nord de l'Afghanistan et ont nommé des officiels pour cela, défiant ainsi l'ordre du président par interim Hamid Karzaï qui stipule qu'il n'y a pas de zone en Afghanistan.
L'Eurocorps est sous la responsabilité de l'OTAN qui dirige l'ISAF à Kaboul depuis le 9 août 2004.
Les élections nationales furent tenues le 9 octobre 2004. Plus de 10 millions d'Afghans furent enregistrés pour voter. Plus de 17 candidats s'opposant à Karzai boycottèrent les élections, soupçonnant la fraude ; une commission indépendante mit en évidence la fraude, mais établit que cela n'affecta pas le résultat du scrutin. Karzai gagna 55,4 % du vote. [http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/3977677.stm] Il fut investit de la présidence le 7 décembre. Ce furent les premières élections nationales du pays depuis 1969, lorsque les élections parlementaires furent tenues.
Voir aussi : Liste des chefs d'États d'Afghanistan ~ Liste des chefs de gouvernement d'Afghanistan ~ Liste des gouverneurs d'Afghanistan ~ Liste des émirs d'Afghanistan
Provinces
Article détaillé : Provinces d'Afghanistan
L'Afghanistan est divisée en 32 provinces, ou velayat (aujourd'hui 34) :
Géographie
Provinces d'Afghanistan
Article détaillé : Géographie de l'Afghanistan
L'Afghanistan est un pays montagneux avec des plaines au Nord et au Sud-Ouest. Le point le plus haut du pays, à 7 485 m au-dessus de la mer, est Nowshak. De grandes parties du pays sont arides, et l'eau fraîche est limitée. L'Afghanistan a un climat continental, avec des étés chauds et les hivers froids. Le pays est fréquemment sujet aux tremblements de terre.
Les villes principales de l'Afghanistan sont sa capitale Kaboul, Herat, Jalalabad, Mazar-e Sharif et Kandahar.
Fleuve : Hari Rud
Voir aussi : la liste des villes de l'Afghanistan ~ Endroits d'Afghanistan
Économie
Article détaillé : Économie de l'Afghanistan
Démographie
Économie de l'Afghanistan
La population de l'Afghanistan est divisée en un grand nombres de groupes ethniques. Parce qu'un recensement systématique n'a pas été organisé dans le pays récemment, les chiffres exacts sur la taille et la composition des divers groupes ethniques ne sont pas disponibles. Par conséquent, les chiffres suivants ne sont que des approximations. Les personnes parlant le perse forment le plus grand groupe estimé à plus de 50 % de la population, comprenant les Tadjiks (25 %) et les Hazaras (20 %) et les tribus telles que les Aimak et autres. Le deuxième plus grand groupe sont les Pachtouns avec 30 % suivi par les Ouzbeks (9 %) et les Turkmènes, et les Baloutches faisant 8 % Le restant 4 % est composé de plus de 30 langues mineures, principalement le Balochi et le Pashai. Le bilinguisme est commun en Afghanistan. Ainsi, un petit nombre de minorités ethniques principalement les Sikhs et les Hindous parlent le panjâbî.
Pour la religion, les Afghans sont à prédominance musulmane (approximativement 84 % Sunnites et 15 % Chiites). Il existe aussi des minorités hindouistes et Sikhs, avec une minorité juive restant actuellement à 1, récemment descendue de 2. Beaucoup de ceux-ci ont fui pendant la guerre civile des années 90 vers les contrées voisines et vers l'Europe et l'Amérique. Avec la chute des Talibans, un nombre de Sikhs sont retournés dans la province de Ghazni d'Afghanistan.
Culture
Article détaillé : Culture de l'Afghanistan
Culture de l'Afghanistan
Beaucoup de monuments historiques du pays ont été endommagés dans les guerres récentes. Les deux célèbres statues de Bouddha dans la province de Bamiyan furent détruites par les Talibans parce qu'elles étaient vues comme étant des symboles d'une autre religion. Après la guerre, de nombreux objets d'art et des vestiges archéologiques ont été pillés et revendus en Occident dans les boutiques d'antiquaires.
Le peuple d'Afghanistan se réapproprie les cavaliers, le sport connu sous le nom de Buzkashi y est populaire. La chasse Afghane, où courrent les chiens, est originaire de l'Afghanistan.
Avant la montée en puissance des Talibans, la cité de Kaboul était le foyer de beaucoup de musiciens qui étaient maîtres dans les deux styles de musique afghane, la traditionnelle et la moderne, spécialement pendant la célébration de Nauroz. Kaboul dans le milieu du était semblable à Vienne pendant le et le .
Voir aussi : Radio Kaboul ~ Musique de l'Afghanistan ~ L'Islam dans l'Afghanistan
Éducation
Article détaillé : Éducation en Afghanistan
Au printemps 2003, on estimait que 30 % des 7 000 écoles d'Afghanistan avaient été sérieusement endommagées pendant la vingtaine d'années de l'occupation soviétique et de la guerre civile. Seulement la moitié des écoles ont indiqué avoir de l'eau potable, tandis qu'un peu moins de 40 % estimé ont un état sanitaire adéquat. L'éducation pour les garçons ne fut pas une priorité pendant le régime des Talibans, et les filles en furent bannies.
En regard de la pauvreté et de la violence de leur environnement, une étude de 2002 par le groupe d'aide Save the Children indique que les enfants Afghans s'adaptent et sont courageux. L'étude donne du crédit aux institutions fortes de la famille et de la communauté.
Plus de quatre millions d'enfants Afghans, sans doute le nombre maximal, sont reconnu avoir été scolarisé pour l'année scolaire qui a débuté en mars 2003. L'éducation est disponible pour les garçons et pour les filles.
L'alphabétisation de la population entière est estimée à 36 %.
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Pashto
Le pashto (nom local : پښتو / paṣhto) est une langue appartenant au groupe iranien (branche orientale) de la famille des langues indo-européennes. Il est parlé en Afghanistan (dont il est l'une des deux principales langues avec le dari), ainsi qu'au Pakistan, où il compte 15 à 20 millions de locuteurs (dans la « Province frontière du Nord-Ouest », au Balouchistan et à Karachi). Les locuteurs du pashto sont appelés les pashtounes.
Cette langue s'écrit au moyen d'un alphabet arabe modifié.
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues indo-iraniennes
- - langues iraniennes
Catégorie:Langue du monde indien
Catégorie:Langue iranienne
th:ภาษาพาชตู
Pays:Pour le pays comme territoire de projet (loi Voynet) en France, voir Pays (France).
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Étymologie
Pays vient du latin pagus qui désignait un territoire d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine.
Différents sens
Une micro-région
Pays peut désigne une région naturelle de France (ex. : le Pays de Bray, de Caux, Pays angevin...).
Cette utilisation, très proche du sens orginel, permet aussi de désigner le lieu de naissance d'une personne («pays natal», «mal du pays») ou une production issus de terroirs propres au pays («produits du pays», «vin de pays», «jambon de pays»...).
Individus provenant de la même micro-région
Pays peut désigner une personne issue de la même micro-région. Cet emploi implique généralement que deux personnes, qui se reconnaissent la même origine géographique et la même identité culturelle, se rencontrent en dehors de ce contexte régional. On dit «être pays» (ou «c'est un pays») en utilisant parfois l'équivalent du mot dans la langue régionale (payse, païs...). Se reconnaître comme pays peut être le prélude à des éfusions nostalgiques...
Un état, une province
Le sens le plus courant est aujoud'hui celuit d'État ou État souverain. Toutefois, pays est moins précis et plus neutre qu’État et permet de désigner des espaces géographiques au statut très divers. Ainsi pays désigne également d'anciennes provinces. Tous les pays reconnus suivent les standards internationaux en terme de symboles nationaux tels les drapeaux et de droits politiques telle la citoyenneté. Il y a, en 2004, 193 pays reconnus par l'Organisation des Nations unies. D'autres pays ne sont pas à l'ONU, pour des raisons politiques, par exemple Taïwan.
Un «Territoire de projet» (aménagement du territoire)
En France, pays désigne aussi un territoire de projet, précisé par la loi Voynet du 25 juin 1999.
Expressions construites avec le mot pays
D'une manière générale, l'association d'un épithète à pays permet de désigner facilement un ensemble géographique partageant les mêmes caractéristiques («pays chauds», «pays riches», «pays baltes»...).
- Un Arrière-pays est une zone géographique contigue et en étroite liaison économique avec une ville ou un port.
- Le Pays de Cocagne est un pays imaginaire ou règne l'abondance.
- Pays d'État. Pays a eu un sens légal dans un passé lointain, on parlait en effet de Pays d'État (voir définitions dans les liens externes).
- Le Plat-Pays désigne, de manière imagée la Flandre et en particulier sa plaine maritime, caractérisée par un très faible relief.
- Pays perdu désigne un petit territoire isolé, possédant peu de moyens de communications et avec un retard de développement. L'expression est dépréciative et populaire. Cette idée est encore exacerbée dans l'expression grossière de «trou-du-cul du monde» qui suggère que l'espace incriminée est le plus reculé de la planète.
Pays, état et nation : une question de vocabulaire
Un pays est une désignation géographique, une nation désigne le peuple tandis qu' État désigne les institutions fonctionnant sur un territoire. Certains pays sont des États-nations, par exemple la France ou Israël. Une nation en particulier est alors dominante. D'autres États, tels la Chine, l'Espagne ou le Royaume-Uni rassemblent plusieurs nations (ou tout du moins une partie d'une population formant elle même une nation), bien que certaines se considérent d'elles mêmes comme des États. L'imprécision de pays a toutefois l'avantage de rendre son utilisation neutre et non polémique.
Le mot pays est souvent utilisé dans le langage parlé, le mot État ayant un sens plus précis est utilisé dans les accords, traités et législations. Un État souverain est un territoire et une entité politiquement indépendante possédant ses propres gouvernement, administration, lois et armée. La souveraineté est toutefois relative et peut être limitée par les traités conclus, par l'adhésion à un État fédéral ou par le simple jeu de la mondialisation.
Ainsi de la même manière que l'on peut dire que le Royaume-Uni est un pays, on peut dire que l'Angleterre est un pays. Cependant, l'usage préfère dénommer pays l'Angleterre plutôt que le Royaume-Uni. Ceci n'empêche pas le Royaume-Uni d'être un État souverain et de mener la politique internationale.
Voir aussi
- Pays (France)
- Liste des pays du monde
- Région naturelle de France
- Synonymes concernant les pays
- Terroir
Liens externes
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-24294 Définition du pays dans un dictionnaire encyclopédique ancien de la bibliothèque nationale de France] (pages 698 et 699)
Catégorie:géographie Catégorie:politique
zh-min-nan:Kok-ka
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th:ประเทศ
Turkménistan
Le Turkménistan est un pays d'Asie centrale, entouré de l'Afghanistan, de l'Iran, de la mer Caspienne, du Kazakhstan et de l'Ouzbékistan.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Turkménistan
1863-1885 : les Russes conquièrent la région et en font la province Transcaspienne
1897 : Il est intégré au Turkestan
1924 : création de la république socialiste soviétique du
Turkménistan, qui est intégrée à l'URSS un an plus tard
Octobre 1991 : indépendance. Saparmyrat Nyýazow devient président,
Sakhat Myradow président du Conseil suprême, le pays adhère à la CEI
1992 : Khan Ahmedov chef du gouvernement
Politique
Article détaillé : Politique du Turkménistan
Le président Saparmyrat Nyýazow régne de manière absolue sur le pays et ne tolère aucune opposition. Un très important culte de sa personnalité est en place, on trouve son visage presque partout dans le pays, des billets de banque jusqu'aux bouteilles de vodka. Il est surnommé le Türkmenbaşy (ou en français la « Tête des Turkmènes »). La fête nationale correspond à l'anniversaire du président, le 19 février. Une statue de lui, dorée à l'or fin, tourne sur elle même dans la capitale Achgabat.
Subdivisions
Article détaillé : Subdivisions du Turkménistan
Géographie
Subdivisions du Turkménistan
Subdivisions du Turkménistan
Article détaillé : Géographie du Turkménistan
Le Turkménistan est un pays d’Asie centrale situé au Nord de la chaîne de montagnes Kopet-Dag entre la mer Caspienne et le fleuve Amou-Daria. Le pays a des frontières avec le Kazakhstan et l’Ouzbékistan au nord et au nord-est, avec l’Iran et l’Afghanistan au sud et au sud-est. Le caractéristique géographique la plus significative est le désert du Karakoum qui est le plus grand désert du monde, couvrant 80 pour cent de la superficie du pays. La plupart des montagnes du Turkménistan sont inaccessibles. Les vestiges de l’ancienne route de la soie vont de la Chine centrale jusqu’à la côte méditerranéenne, passant par le Turkménistan.
Le pays est situé dans l’une des régions sismiques les plus élevées du monde.
Le climat est désertique subtropical et il fait assez chaud en été.
Économie
Article détaillé : Économie du Turkménistan
L'économie du Tukménistan est fortement dépendante de l'exploitation du pétrole qui représente 60 % de ses exportations.
Monnaie : le manat, comme en Azerbaïdjan.
Indicateurs
PIB : 23 454 millions$(1998)
PIB par habitant : 4 320 $
Taux de croissance : 9 % (2002)
Taux d'inflation : 10.6 %
Taux de chômage : 1.6 (2000)
Répartition du PIB par secteur :
:primaire : 18 %
:secondaire : 50 %
:tertiaire : 32 %
Le Turkménistan fait partie de l'organisation économique internationale CEI
(Communauté des États indépendants)
Démographie
Article détaillé : Démographie du Turkménistan
Démographie du Turkménistan
Culture
Article détaillé : Culture du Turkménistan
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Ouzbékistan
L'Ouzbékistan est un pays d'Asie Centrale, entouré par l'Afghanistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Sa capitale est Tachkent.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Ouzbékistan
Subdivisions
Article détaillé : Subdivisions de l'Ouzbékistan
L'Ouzbékistan est divisé en 12 régions (viloyat, pluriel viloyatlar), une ville (shahri) et une région autonome (respublikasi) :
Subdivisions de l'Ouzbékistan
# Toshkent Shahri (Tashkent)
# Andijon Viloyati (Andijon)
# Buxoro Viloyati (Buxoro)
# Farg‘ona Viloyati (Farg'ona)
# Jizzakh Viloyati (Jizzakh)
# Namangan Viloyati (Namangan)
# Navoiy Viloyati (Navoiy)
# Qashqadaryo Viloyati (Qarshi)
# Samarqand Viloyati (Samarqand)
# Sirdaryo Viloyati (Guliston)
# Surxondaryo Viloyati (Termiz)
# Toshkent Viloyati (Tashkent)
# Xorazm Viloyati (Urganch)
# Qoraqalpog‘iston Respublikasi (Nukus), c'est-à-dire la république des Karakalpaks, appelée aussi Karalpakistan.
Note : le centre administratif est placé entre parenthèses après le nom de la région.
La capitale nationale, Tachkent, en plus d'être le siège de son viloyat, est également, administrativement, une ville.
Géographie
Nukus
Nukus
Article détaillé : Géographie de l'Ouzbékistan
Politique
Article détaillé : Politique de l'Ouzbékistan
Économie
Article détaillé : Économie de l'Ouzbékistan
Démographie
Article détaillé : Démographie de l'Ouzbékistan
Démographie de l'Ouzbékistan
Culture
Démographie de l'Ouzbékistan
Article détaillé : Culture de l'Ouzbékistan
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| 1 septembre|| Jour de l'Indépendance|| Mustakilliq Kuni|| 1991
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Chine:Cet article concerne la civilisation chinoise. Voir les articles République Populaire de Chine et Taiwan (République de Chine) pour les États modernes correspondant au terme « Chine ». Taiwan (République de Chine)
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, Wade-Giles: Chung-kuo, EFEO : Tchong-kouo ; litt. « Pays du Milieu ») recouvre un ensemble de pays et de cultures s'étant succédés en Asie orientale depuis 4000 ans. Aujourd'hui, la Chine peut être considérée, selon les points de vue, comme une seule civilisation ou un ensemble de civilisations diverses. De même, il peut s'agir d'une nation ou de plusieurs nations distinctes.
La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement ; son histoire s'est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a également été une des civilisations les plus scientifiquement avancées, et son influence est présente encore aujourd'hui dans de nombreux pays d'Asie. C'est aujourd'hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier pays par sa population : un humain sur cinq est chinois.(population résidente seulement)
La dernière dynastie impériale chinoise Qing a connu sa période de déclin durant la phase d'expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays a la ruine après les guerres de l'Opium. Ce n'est qu'après la victoire contre l'armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation.
Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Yat-sen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing.
Aujourd'hui, la Chine, au sens restrictif ou large du terme, est l'objet d'une fascination pour le reste du monde ; son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en font aujourd'hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.
Présentation
La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532)
La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XX siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine.
Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d'unifications suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l'activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius, Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu'au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire.
La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d'accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatique des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.
Noms
Les chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays.
Le plus courant aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l'origine un nombre de sens plus restreints, et s'est élargi ultérieurement pour désigner l'ensemble du territoire chinois.
Wang Er-min (王爾敏), historien de l'Academia sinica, a recensé les sens de l'expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant :
région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité.
Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l'époque des Royaumes combattants.
Néanmoins, Zhongguo n'entra jamais dans l'appellation officielle de l'entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine.
Lorsqu'ils envisagèrent l'établissement d'une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu'on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那).
Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme "magnifique", est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, "les tribus de Huang di et de Yan Di". Qian Mu (錢穆), historien, considère qu'il s'agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l'ancien nom de la rivière Han (漢水). D'autres historiens pensent que l'ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l'histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est "peint", du fait que ses membres se tatouaient.
Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaï dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine.
Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre.
Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en Empire du Milieu et Céleste Empire dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens.
Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud est désignée sous le nom de Manzi ou Manji. "Kithan" est à l'origine du nom en russe de la Chine : Китай. La Chine a également été identifiée à la "Sérica", lieu d'origine de la soie selon les Romains.
Aujourd'hui, le mot "Chine" fait généralement référence a Chine continentale (中國大陸,zhōngguó dàlù en mandarin), ou parfois à la République Populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore a la RPC et Taiwan, qui correspond alors à la zone économique de la "Grande Chine" (大中華地區).
La traduction la plus courante de "Chinois" est Zhongguoren (中國人), "personne de Chine". Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'Outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), "personne de la dynastie Tang", que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), "personne de la dynastie Han" distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.
Histoire
Voir les articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine et Chronologie de la Chine
"合久必分,分久必合" : "[La Chine] unie se désagrégera ; dispersée, se recomposera"
(Histoire des Trois Royaumes)
La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques.
Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue.
Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche État du monde.
Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.
L'essor de la Chine moderne
écriture
Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium (1839-1842), les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto.
En 1851 commença la rébellion des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques.
Lors de la première guerre sino-japonaise (1894 -1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taiwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, la Grande-Bretagne obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). La Grande-Bretagne, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence.
Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, la république est décidée en 1911 et proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation.
En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Chang Kai-chek. A la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié Nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti a le contrôle nominal de l’ensemble du pays, et obtient une reconnaissance internationale.
Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), parvenant à rallier au fur et à mesure environ 100 000 hommes. Fin 1935, il se fixe avec eux à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. La deuxième guerre sino-japonaise se préparait. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en 1937, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre anti-japonais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie.
En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, pris fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre anti-japonaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-leninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guerilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes.
Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République Populaire de Chine à Pékin. En décembre, Chang Kai-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.
Territoire
Pour les régions administratives de la République Populaire de Chine, voir l'article Provinces de Chine
Aperçu historique
Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du Fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant les dynasties Tang, Yuan et Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie Centrale et en Mongolie.
L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites "barbares" étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance.
L'importance territoriale de la Grande Muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire.
En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclu. Siège de une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le Traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y installer en 1949 après la prise du pouvoir par le PCC. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la RPC et la RC. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la RPC, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe.
Voir aussi : Taiwan, Tibet
Divisions politiques historiques
Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines.
Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le coeur de la Chine, a partir d'un des deux fleuves principaux, le Fleuve Jaune et le Yang-Tsé. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie Intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qing et ses successeurs, la République de Chine et la République Populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimitées par des "limbes" plutot que des frontieres rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce probleme de délimitation a donné lieu a une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (qui signifie "nouvelles frontieres en chinois").
Géographie et climat
Tibet
Voir les articles détaillés : Géographie de la Chine et Villes de Chine
La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes a l'ouest, et des plaines a l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yang-Tsé (Chang Jiang, ou "long fleuve"), le Fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (Riviere des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la Mer de Chine.
La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yang-Tsé et le Fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises.
A l'est, sur le littoral de la Mer Jaune et de la partie orientale de la Mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la Mer de Chine est plus montagneuse.
A l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, ou se dresse le Mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture.
Pendant de nombreuses dynasties, la frontiere sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar, du Laos et du Vietnam.
La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de séveres hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical.
Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépots du mésosoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupent volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques.
Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être a l'origine des tempetes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentations des violents typhons qui frappent le sud du pays.
Économie
La Chine est actuellement (octobre 2005) l'une, sinon la plus, dynamique économie du monde, avec une croissance de 9% sur l'ensemble de l'année 2004 (cependant, ce chiffre est à prendre avec prudence, car de gros doutes subsistent sur la véracité des documents officiels, qui pourrait selon certains économistes, être minimisés). Toujours pour l'année 2004, le Produit intérieur brut (PIB) était d'environ 1 228 milliards d'euros.
L'atelier du monde
La Chine est surnomée l'atelier du monde, car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément les coûts. Certains de ces sous-traitants exploitent littéralement leurs ouvriers. En août 2005, un film montrant les conditions de travail dans deux usines fabriquant des livres pour Walt Disney a été montré à la presse américaine. On peut y voir des ouvriers faisant des heures supplémentaires sans être payés et certains d'entre eux sont blessés aux mains car les presses d'imprimeries sont mal protégées.
Bien que la population soit baillonée et la critique contre le pouvoir rapidement étouffée, de nombreuses grèves ont pourtant lieu. L'organisation non gouvernementale (ONG) China Labour Watch en a dénombrée 57 000 en 2004, impliquant 3 millions de personnes. Consciente du problème et du risque de déstabilisation du pouvoir, le gouvernement chinois tente de créer des syndicats, sous contrôle du Parti communiste chinois, pour établir un dialogue avec les entreprises et ainsi améliorer les conditions de travail et les salaires. Mais cela n'empêche pas le gouvernement d'emprisonner des grévistes, lorsque ceux-ci franchissent certaines limites...
Démographie
Parti communiste chinois
Voir l'article détaillé : Démographie de la Chine
:La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de chinois (Général de Gaulle)
C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque.
Plus d'une centaine d'ethnies ont existé en Chine, l'ethnie Han restant toujours majoritaire quantitativement. Cette ethnie, composée d'une nébuleuse de peuples assimilés, ne résiste toutefois pas au concept d'une ethnie Han homogene, et pourrait etre elle-meme divisée en sous-catégories partageant les memes traits culturels. Beaucoup de Han ont maintenu leurs traditions ,et en particulier leur langue, en continuant de s'identifier a l'ethnie Han. Le terme "Zhonghua minzu" est utilisé comme un notion de sinité transcendant les divisions ethniques au sein de la Chine.
Le gouvernement de la RPC reconnait actuellement 56 minorites ethniques officielles, plus l'ethnie Han. Sa population est la plus grande du monde, dépassant les 1,3 milliards d'individus, soit 20% environ des 6,4 milliards d'individus vivant actuellement d'apres les estimations de l'OMS.
L'absence de contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire les Chinois a procreer une armée de "petits soldats", a contribué à l'explosion démographique dont on observe les résultats aujourd'hui. A les fin des années 1970, la politique de l'enfant unique a été la réponse a cette explosion, freinant le développement démographique du pays.
Médecine
Voir l'article détaillé : Médecine chinoise
La médecine traditionnelle chinoise, constitue un des aspects les plus fascinants de la civilisation chinoise. Les approches différentes sur le traitement des pathologies (diagnostic a partir du pouls, de la complexion du visage), comprennent notamment une participation active du patient, qui est appelé a changer son alimentation si besoin est.
Les décoctions de médecine traditionnelle, prescrites a la fin d'une consultation, sont destinées a « rééquilibrer les principes vitaux », contre-balancer les mouvements de chaud et de froid, a l'instar des médecines pré-socratiques en Occident.
Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : suivant les méridiens ou lignes de flux vital parcourant le corps, des aiguilles sont plantées a travers la peau pour rétablir une circulation optimale du souffle vital ou qi. En Chine, elle est souvent combinée avec l'utilisation des médicaments traditionnels.
On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins. Contrairement à l'habitude occidentale qui veut que l'on oublie son corps quand tout va bien et que l'on ne s'en préoccupe qu'en cas de trouble, les Chinois tendent à être constamment attentifs à leur état, à l'affut de signes de déséquilibre qu'ils chercheront à corriger par l'alimentation ou l'usage de remèdes traditionnels ou "alternatifs". Cela explique l'énorme demande en produits naturels ou diététiques, visible particulièrement dans le domaine des produits censés améliorer les performances sexuelles, qui ne constituent en fait que la partie visible de l'iceberg. Des lotions, onguents, potions et remèdes divers sont souvent ramenés comme souvenirs de voyage par les Chinois.
Religion
Voir l'article détaillé : Religions en Chine
La Chine a été un centre unique de rayonnement religieux : la plupart des grandes religions du monde l'ont traversé ou y ont pris naissance : la notion même de religion y a été interrogée à plusieurs reprises, notamment à l'égard du confucianisme ; toutefois, il ne fait aujourd'hui nul doute que l'étymologie du mot (religion comme "lien") y soit plus que vérifiée à travers l'interprétation, la transfiguration ou l'acclimatation que la Chine lui a proposée au cours de plusieurs millénaires.
Le Yi Jing
De nombreux traits religieux spécifiquement chinois ont été canonisés à travers le Yi Jing, ou Classique des Mutations chinois. Issu de la scapulomancie ou interprétation de signes d'origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. Le règne des éléments complémentaires, yin et yang, y sont déclinés à travers ses chapitres, de nature hermétique. Intrinsèquement lié aux rituels divinatoires, c'est un manuel d'interprétation chamanique, où les vertus métaphysiques des caractères chinois trouvent leur naissance académique.
Le taoïsme
Religions en Chine
Le taoïsme, ou plutôt les écoles et courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les courants du Yin-Yang et des Cinq éléments, ainsi que par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德經 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易經 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Ils se sont constamment enrichis de nouvelles influences et ont fourni à l'ensemble de la religion chinoise beaucoup de ses concepts et pratiques ainsi qu'un certain nombre de divinités. Les maîtres taoïstes prennent en charge beaucoup de rites spécialisés. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine.
"Taoïsme" désigne souvent un ensemble syncrétique de pratiques religieuses et rituelles, plus répandu aujourd'hui en Chine méridionale, où la géomancie, les formules incantatoires écrites, le culte du terroir se croisent. Proche d'un type de compréhension magique du monde, cette religion est très active aujourd'hui à Hong-Kong et Canton, et parmi les communautés cantonaises d'outre-mer.
Néanmoins, l'usage du terme "taoïste" par un Chinois n'a pas le même sens selon qu'il s'adresse à un étranger ou à un compatriote. Vis à vis des non-chinois, le terme désigne n'importe quel pratiquant d'une forme de la religion populaire très imprégnée de taoïsme, alors que seul un maître taoïste ou une personne recevant l'enseignement ésotérique d'un maître s'identifieront comme taoïstes face à un Chinois. La notion de simple fidèle taoïste n'existe donc pas selon la conception traditionnelle, mais en Chine populaire, où la religion chinoise se redéveloppe par décision d'État exclusivement dans le cadre d'écoles taoïstes, tous ses pratiquants sont appelés taoïstes.
Le confucianisme
Fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses Entretiens et les ouvrages de ses disciples tels que Mencius, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant son paroxysme sous la dynastie Song. Naturellement voué aux interprétations des dynasties régnantes, la doctrine originelle de Confucius n'est toutefois pas nécessairement synonyme de soumission aux institutions, comme certains contemporains l'observent. Historiquement, le confucianisme a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, destinée à affermir l'ordre social et le lien cosmique entre position hiérarchique et vertu céleste.
Le bouddhisme
Apparu dès le premier siècle après Jésus-Christ, le bouddhisme a profondément marqué les croyances religieuses en Chine, engendrant parfois de violentes vagues de répression anti-bouddhiques. La Chine a constitué un des centres majeurs de civilisation bouddhique au monde, par son œuvre de traduction et d'expansion de la religion à travers de nombreuses régions d'Asie. Le Japon et la Corée en particulier ont largement bénéficié de la richesse de transmission des traditions bouddhiques en Chine.
Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant mahâyâna. L'une de ses formes, le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure, recrute de plus en plus d'adeptes parmi les Hans depuis quelques décennies. Le bouddhisme du Petit Véhicule est également présent, mais nettement minoritaire. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.
L'Islam
À partir VIIe siècle, l'Islam a constitué un autre vecteur d'échanges culturel particulièrement riche en Chine, notamment au travers de la route de la soie, où des cultures pluri-culturelles ont émergé par exemple dans la région du Tarim, encore vivantes aujourd'hui. Le Yunnan a également été un de ces points d'échanges sino-islamiques : le célèbre navigateur Zheng He était un musulman originaire du Yunnan. Les membres de l'ethnie Hui, en tout point semblables culturellement aux Han actuels en-dehors de leur religion, sont issus de Hans convertis ayant absorbé des musulmans non-chinois.
L'Islam a connu sa plus forte expansion sous la dynastie des Yuan (元) (1271-1368). On compte aujourd'hui près de 30 000 mosquées dans le pays.
Le christianisme
Les premières traces de la culture chrétienne en Chine remontent à des stèles nestoriennes du VIIème siècle. Puis vinrent au XIII siècle des Franciscains, dont l'activité missionaire fut interrompue un siècle plus tard sur ordre de l'empereur. C'est à partir des missionaires jésuites, tout d'abord portugais, que des contacts réguliers ont été entrenus entre les mondes chinois et occidental, la Chine restant relativement imperméable aux vélléités expansionsites chrétiennes. En 1601 Matteo Ricci et ses compagnons furent admis à Pékin, mais les missions furent closes en 1773 sur ordre papal. Le protestantisme a été introduit à partir des guerres de l'opium à travers des missionaires britanniques. Il y a à présent plus de 4 600 églises et sites de réunion catholiques et 12 000 temples et plus de 25 000 lieux de culte protestants. L'Église orthodoxe est présente pour répondre aux besoins des Chinois d'origine russe, installés dans les confins Nord et Ouest du pays, mais reste très marginale.
Autres religions
La religion traditionnelle chinoise, ensemble des croyances et pratiques religieuses de la majorité des Chinois avant 1949 ; les différentes écoles taoïstes, qui constituent son pôle spéculatif et spécialisé, en sont nées et l'ont enrichie de nombreux concepts, rites et divinités. Le taoïsme et le bouddhisme populaires sont des formes de cet ensemble syncrétiste qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle car il n'est globalement représenté par aucun organisme ou association. Populaire et sans canon propre, le gouvernement de la RPC n'a pas jugé bon de la "ressuciter" comme il l'a fait pour les religions disposant d'un corpus de textes pouvant faire l'objet d'un enseignement universitaire, lors de la relative libéralisation religieuse des années 70. Quelques pratiques ont néanmoins revu le jour, avec la reprise par exemple des pélerinages au temple de Mazu dans la province du Fujian, qui attirent des pèlerins venus de Taïwan, où la religion traditionnelle est encore très vivante.
Malgré la méfiance du PCC vis à vis des organisations ou mouvements civils de grande envergure, une nouvelle religion syncrétiste, Falun gong, a émergé en 1992. D'après le ministère de la Sécurité publique (1998),elle compterait 80 millions de sympathisants.
Le chamanisme est pratiqué principalement par les minorités chinoises ; le Dongba est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan.
Comme les chrétiens, les juifs ont dû parvenir en Chine pour la première fois au en suivant la route de la soie. Quatre communautés juives existent en Chine, à Harbin, Shanghai, Canton et Kaifeng ; cette dernière, découverte par Matteo Ricci au , remonterait à la dynastie Song.
Culture
Voir l'article détaillé : Culture chinoise
En tant qu'entité linguistique et culturelle relativement homogène et continue, dont la longévité surprend (et bouleverse les théories du déclin nécessaire des civilisations), la Chine a développé une culture originale et immense, qui a exploré presque tous les modes d'expressions connus : littérature, calligraphie, peinture, musique, etc.
Elle a de plus inventé un art qui n'a pas d'équivalent dans les autres cultures : la calligraphie, art considéré comme le plus noble et le plus raffiné. Son économie de moyens (un pinceau, de l'encre noire, une feuille de papier absorbant) et son cadre très contraignant (l'ordre et la disposition des traits sont déterminés) en font, paradoxalement, un art dans lequel l'expressivité est à son comble : le pinceau y tient lieu de « sismographe de l'âme ».
Article proche du thème de la culture chinoise : Art contemporain chinois ; Musique chinoise moderne ; Cuisine chinoise
Littérature
Voir l'article détaillé : Littérature chinoise
Une infime partie de la production écrite de la civilisation chinoise est accessible en langues occidentales et bien peu d'œuvres sont connues du grand public. Etant donné le contexte particulier de ce pays, sa littérature au sens large a connu des évolutions différentes de celle des autres régions du monde. L'épopée, par exemple, y est singulièrement absente. En revanche, les anecdotes, contes, faits divers, courtes biographies, ainsi que les essais, les commentaires des classiques, les traités, les compilations sont des genres foisonnants.
Parmi les livres et les auteurs chinois qui ont été traduits et lus en Occident, on peut noter : Pérégrinations vers l'Ouest, Au bord de l'eau, Le Rêve au Pavillon rouge, la poésie de Du Fu et de Li Bai, ainsi que l'auteur moderne majeur qu'est Lu Xun.
Des articles proches du thème de la littérature chinoise :
Article détaillé : Culture chinoise ~ Arts de la Chine ~ Chinois célèbres ~ Mandarin ~ Caractères chinois (sinogrammes) ~ Théâtre chinois
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Jours fériés et fêtes traditionnelles
|+ Jours fériés et fêtes
! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques
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| || Nouvel an || 元旦 yuán dàn
|Férié
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| 1 jour du 1 mois lunaire
| Fête de Printemps (Nouvel An chinois)
| 春节 Chūnjié|| Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 1 mois lunaire || Fête des lanternes
| 元宵节 Yuánxiāojié || Basée sur le calendrier chinois
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| Début avril || Qīngmíng, Lumière Pure
| 清明节 Qīngmīngjié || voir calendrier chinois.
Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps
Jour de visite des cimetières
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| 5 jour du 5 mois lunaire
| Fête des bateaux dragons (Fête du dragon)
| 端午节 Duānwǔjié || Basée sur le calendrier chinois
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| 7 jour du 7 mois lunaire
| Fête chinoise des amoureux
| 七巧节 Qiqiaojie ||Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 7 mois lunaire || Fête des fantômes affamés
| 中元节 Zhōngyuánjié || Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 8 mois lunaire
| Fête de la mi-automne (Fête de la lune)
| 中秋节 Zhōngqiūujié || Basée sur le calendrier chinois
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Iran
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| Révolution Islamique 1979
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Guerre d'Afghanistan (2001)
La Guerre d'Afghanistan a opposé les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Alliance du Nord avec la contribution militaire d'autres nations occidentales au régime Taliban, en Afghanistan, en octobre et novembre 2001. Cette guerre fait partie de la « Guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington DC.
Évenements antérieurs
Les moudjahiddins non Taliban et d'autres groupes résistants avaient créé une coalition connue sous le nom d'Alliance du Nord, laquelle ne contrôlait que la partie nord du pays. Deux jours avant les attentats, le 9 septembre, leur chef, Ahmad Shah Massoud, est assassiné, vraissemblablement par des agents d'al-Qaïda.
Le 13 septembre 2001, soit deux jours après les attentats, le Président des États-Unis, George W. Bush, désigne officiellement Oussama Ben Laden, le chef d'Al-Qaïda, comme le responsable principal des attentats. Il demande au régime des Talibans son extradition d'Afghanistan. Ces derniers refusent et narguent les États-Unis.
Le président américain George W. Bush et le premier ministre britannique Tony Blair tiennent des discours télévisés pour informer leurs nations respectives du déroulement des opérations. Le premier ministre britannique Tony Blair livre en octobre et novembre une offensive diplomatique durant laquelle il converse avec plus de soixante chefs d’état du monde entier. Dans ses discours, George W. Bush complimente Tony Blair pour la participation britannique aux attaques. Hormis le Royaume-Uni, le Canada, la France et l’Allemagne déclarent également leur soutien. Le chef d’état pakistanais - le général Pervez Musharraf - exprime lui aussi son accord, malgré le manque d’enthousiasme des états arabes quant à l’élimination du réseau pakistanais d’al-Qaida. Le Pakistan ouvre ainsi ses frontières aux vagues de réfugiés venant d’Afghanistan.
Déroulement
réfugiéAprès l'infiltration de membres des forces spéciales des pays de la coalition, les forces armées des États-Unis en du Royaume-Uni ouvrent les hostilités le dimanche 7 octobre 2001 en bombardant certains objectifs afghans tels que les bases des forces talibanes et d’al-Qaida. Par la suite, les camps d’entraînement terroristes d’Oussama Ben Laden, des centrales électriques dans la capitale afghane Kaboul, ainsi que l’aéroport et le centre militaire de Kandahar sont à leur tour la cible d’attaques. La ville de Jalalabad est également attaquée.
Début novembre 2001, différents pays — parmi lesquels les Pays-Bas, l’Allemagne et le Japon — annoncent, à la demande des États-Unis et du Royaume-Uni, qu’ils vont eux aussi apporter une aide militaire.
À partir de novembre, la situation évolue rapidement : suite en partie aux lourds bombardements aériens de l'aviation américaine sur les premières lignes des Talibans, ce qui les affaiblit et endommage leurs réserves, l'Alliance du Nord avance rapidement et prend le contrôle de la majeure partie du pays. Le 12 novembre, Kaboul tombe aux mains des troupes de l’Alliance du Nord. Les troupes talibanes sont repoussées jusqu’à Kandahar et une région au nord-ouest de l’Afghanistan.
Crimes de guerre commis par l'Alliance du nord
L'Alliance du nord, alliée des États-Unis, a été accusée de crimes de guerre, commis en novembre 2001, à l'encontre de prisonniers Talibans et de membres d'Al-Qaïda. Le gouvernement des États-Unis est accusé de vouloir clore l'affaire pour ne pas déranger leurs alliés afghans et pour certains d'avoir même été les témoins direct des évènements.
Cette affaire a été révélé par le journal Newsweek, après la publication d'un mémorandum confidentiel de l'ONU, où il était question de fosses communes où plus de 3 000 cadavres ayant été trouvées. Selon le mémorandum, les éléments trouvés « suffisent à justifier une enquête criminelle officielle ». Toujours selon le mémorandum, ce serait le chef de guerre ouzbek Abdul Rachid Dostom qui en serait le responsable (ces milices ont affronté les forces du nouveau gouvernement qui voulaient les desarmé en avril 2004). Les prisonniers ont été enfermés dans des conteneurs sans eau et nourriture en plein soleil, pour être transporté en semi-remorque dans la prison de Sheberghan. Avant d'y arriver, les hommes de Abdul Rachid Dostom auraient fait sortir les personnes mortes et les auraient enterrées à Dashte-Leili.
Voir l'article détaillé Massacre de Dashte-Leili
Aide humanitaire de l'armée
L'aide humanitaire fournie par l'armée en Afghanistan est aussi un sujet de critique. L'armée étasunienne, en distribuant une aide humanitaire, tient à se faire bien voir de la population, de manière à montrer qu'elle n'est pas qu'une armée d'invasion et d'occupation. Le problème est qu'en fournissant une aide humanitaire, l'armée fausse les cartes et fait croire à la population que toutes les aides humanitaires viennent des États-Unis. Les associations et les différentes ONG se retrouvent donc sous les feux des critiques et certaines sont attaquées par des groupes terroristes Talibans, sous prétexte qu'elles sont au service des États-Unis.
C'est ainsi que certaines ONG, comme Médecins sans frontières (MSF), quittent le pays pour des raisons de sécurité, alors qu'elles étaient présentes dans le pays depuis longtemps, même pendant le régime des Talibans.
Suites
Aujourd'hui les Talibans ne contrôleraient plus que quelques territoires de taille modeste au sud-est et au nord-est du pays.
De nombreux pourparlers sont entamés après les hostilités (entre autres une Loya Jirga) au sujet de la formation d’un nouveau gouvernement sous la direction de Hamid Karzai. En mars 2004, ce gouvernement reçoit un contrôle limité sur la majorité du territoire afghan. Mais la situation est toujours délicate. Les troupes d’occupation et les équipes d’aide sont souvent attaquées par les combattants talibans.
Aide à la stabilisation et à la reconstruction
La coalition en Afghanistan a fait de nombreuses annonces visant à donner toutes les chances pour reconstruire le pays. Ces annonces sont notamment destinées à fournir :
- une aide économique importante ;
- une présence militaire et policière visant à protéger la population et démanteler les groupes terroristes ;
- une formation pour créer une police et une armée nationale afghane qui sera au final chargées de maintenir la sécurité du pays.
Mais toutes ces déclarations n'ont jamais été entièrement remplies. Cela ne tient pas uniquement aux États-Unis, l'Europe a également fait de nombreuses promesses sans les tenir complètement. Les critiques de la politique menée pour la Guerre contre le terrorisme jugent que la pacification de l'Afghanistan n'est pas complète et que, sans cela, la guerre contre le terrorisme est un échec sur ce point. Il est à noter qu'en 2004, l'Afghanistan est toujours en situation de guerre civile, les Talibans exerçant toujours une guérilla, les chefs de guerre s'étant partagés une partie du territoire et les force spéciales de pays occidentaux (États-Unis, Royaume-Uni, France, etc.) poursuivent toujours leurs opérations afin de capturer Ben Laden.
Matériel employé
Différentes techniques ont été utilisées durant le combat. Apparemment, on a commencé par tirer des missiles Tomahawk à partir de sous-marins et de navires de guerre britanniques et américains. Ensuite, les américain ont envoyé des hélicoptères et des avions de chasse. On estime à 150 et à 25 le nombre - respectivement - d’avion de chasse et de bombardiers utilisés. On a également envisagé d’envoyer le premier jour deux avion de transport C-17 pour lacher 37 500 rations de nourriture pour des groupes de réfugiés en Afghanistan.
La presse
Al-Jazeera, le premier réseau médiatique arabe, a montré des enregistrements vidéo préenregistrés d’un discours de Ben Laden, dans lequel ce dernier condamne chaque attaque contre l’Afghanistan. Al-Jazeera clame qu’elle a reçu ces bandes récemment. Ben Laden y dit aussi qu’il est le réel responsable des attaque du 11 septembre, que les États-Unis vont s’écraser après avoir échoué dans leur mission en Afghanistan (comme l’Union soviétique auparavant), et il appelle les musulmans à la guerre sainte (jihad) contre l’Amérique, le christianisme (« les croisés »), Israël (« les sionistes ») et le reste du monde.
Lien externe
- [http://www.afnorth.nato.int/ISAF/ Site de la Force d'Assistance et de Sécurité International]
Catégorie:Histoire contemporaine
Catégorie:Afghanistan
Catégorie:Guerres contre le terrorisme
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ja:アメリカのアフガニスタン侵攻
2003
Cette page concerne l'année 2003 du calendrier grégorien.
Événements
Premier trimestre
- Détails : Janvier 2003 - Février 2003 - Mars 2003
- 17 janvier : Annonce de la fermeture de l'usine Metaleurop de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais).
- 1 février : désintégration de la navette spatiale Columbia durant son vol de retour, tous les membres d'équipage périrent (Rick Husband, William McCool, Michael Anderson, Kalpana Chawla, David Brown, Laurel Clark, Ilan Ramon)
- 1 février : entrée en vigueur du traité de Nice. Début de la « Marche des femmes des quartiers, contre le ghetto et pour l'égalité » organisée par Ni putes, ni soumises.
- 15 février : au moins 10 millions de personnes défilent dans plus de 600 villes du monde contre la guerre d'Irak.
- 17 février : Liquidation judiciaire de la compagnie aérienne Air Lib.
- 5 mars : France Telecom annonce des pertes records à 20,7 milliards d'Euros.
- 8 mars : Vivendi-Universal annonce des pertes records à 23,3 milliard d'euros.
- 18 mars : Grève et manifestation des personnels de l'éducation nationale, contre la suppression des MI/SE (pions), contre le licenciement des Aides-éducateurs, contre la décentralisation. Point de départ du mouvement de grève de avril-juin pour la défense de l'éducation et des retraites.
- 15 mars : Ange-Félix Patassé est renversé par un coup d'État de François Bozizé en République centrafricaine.
- 20 mars : débuts des bombardements aériens des États-Unis et du Royaume-Uni sur l'Irak.
- 28 mars : promulgation par Jacques Chirac des révisions constitutionnelles portant sur la décentralisation et le mandat d'arrêt européen.
Deuxième trimestre
- Détails : Avril 2003 - Mai 2003 - Juin 2003
- Avril : Grève des enseignants contre la réforme du régime des retraites (jusqu'au mois de juillet)
- 9 avril : le régime de Saddam Hussein en Irak tombe après 24 ans. Prise du pouvoir par les États-Unis.
- 14 avril : élections générales au Québec. Le Parti libéral du Québec dirigé par Monsieur Jean Charest est élu reléguant le Parti Québécois dirigé par Bernard Landry dans le rôle d'opposition officielle.
- 20 mai : Toyota annonce la création de 500 emplois à Valenciennes. Contre toutes attentes, une étude de Toyota montre que l'usine de Valenciennes est la plus productive du groupe, sans être implantée dans des pays à faibles coûts de main d'œuvre.
- 21 mai : En Algérie, un violent séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter tue plus de 2 260 personnes et fait plus de 10 200 blessés.
- 31 mai :
- Une éclipse annulaire de soleil était visible dans le quart nord-est de l'hexagone jusqu'à une ligne La Rochelle-Béziers au sud-ouest. Il fallait se réveiller avant cinq heures du matin pour pouvoir l'observer.
- Dernier vol commercial de Concorde sous les couleurs d'Air France.
- 7 juin : Justine Henin-Hardenne remporte le tournoi de Roland-Garros.
- 8 juin : Juan-Carlos Ferrero remporte le tournoi de Roland-Garros.
- 16 juin : Inauguration à Genève de DRM, Digital Radio Mondiale, standard non-propriétaire de radiodiffusion numérique mondial pour les ondes courtes, moyennes et longues.
- 19 et 20 juin : Conseil européen de Thessalonique : décision des 25 de créer une structure commune contre l'immigration clandestine.
Troisième trimestre
- Détails : Juillet 2003 - Août 2003 - Septembre 2003
- 10 juillet : Alpha Oumar Konaré est élu président de la commission de l’ Union africaine. Adoption à Maputo du Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes
- 12 au 18 juillet : Expo-science internationale 2003 à Moscou.
- 24 juillet : adoption en France de la loi François Fillon sur les retraites.
- 25 juillet : le clan Da Kru est officiellement reconnu par les autorités allemandes pour son travail de mémoire et d'investigation historique. Son fondateur le général Von Schow déclara à cette occasion : « L'Allemagne peut être fière de ses héros. »
- 30 juillet : la dernière Volkswagen Coccinelle sort de l'usine de Mexico.
- 31 juillet : Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité une résolution appelant le Maroc et les rebelles indépendantistes du Polisario à travailler ensemble en faveur de l'approbation du plan de paix pour le Sahara Occidental.
- : Un attentat-suicide à la voiture piégée détruit un hôpital militaire russe situé à Mozdok, en Ossétie du Nord, près de la Tchétchénie, faisant près de 50 morts.
- au 15 août : Une canicule touche l'ouest de l'Europe, provocant le décès de plus de 15000 personnes en France. La plupart des victimes sont des personnes agées isolées.
- 8 au 10 août : Larzac 2003, rassemblement altermondialiste de 300 000 personnes sur le plateau du Larzac (France)
- En août, adoption de la loi Sarbanes-Oxley dans la foulée du scandale Enron. Elle impose à toutes les entreprises cotées aux États-Unis, de présenter à la Commission américaine des opérations de bourse (SEC) des comptes certifiés personnellement par leur dirigeant. Cette loi concerne aussi 1 300 groupes européens ayant des intérêts aux États-Unis.
- 25 août : lancement du télescope spatial infrarouge du Cap Canaveral Floride.
- 28 août : organisation du premier flash mob en France, dans le musée du Louvre.
- 18 septembre : L'islamiste français Pierre Robert, dit Yacoub, 31 ans, accusé d'entreprise terroriste au Maroc aux côtés de 33 complices marocains, est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour criminelle de Rabat.
- 19 septembre : L'ONU adopte une résolution demandant à Israël de cesser ses menaces d'expulsion à l'encontre de Yasser Arafat et condamnant les attentats-suicides perpétrés par des groupes palestiniens.
- 21 septembre : la sonde Galileo s'écrase volontairement sur la planète Jupiter
Quatrième trimestre
- Détails : Octobre 2003 - Novembre 2003 - Décembre 2003
- 20 octobre : hausse de 17,5% du prix du tabac en France. Premières grèves des buralistes.
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